Cabinet Flourens
Protection des données

Sanction CNIL

Une sanction CNIL est une mesure prononcée par la CNIL contre un organisme qui manque au RGPD ou à la loi Informatique et Libertés. Elle va du rappel à l’ordre à l’amende, qui peut atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial.

Sommaire
  1. Sanction CNIL : les enjeux pour la PME
  2. Exemple

Sanction CNIL : les enjeux pour la PME

Une sanction intervient à l’issue d’un contrôle ou d’une plainte, et vise aussi bien le responsable de traitement que le sous-traitant. Selon la CNIL, la formation restreinte peut prononcer, seules ou cumulées, un rappel à l’ordre, une injonction de mise en conformité assortie d’une astreinte pouvant atteindre 100 000 euros par jour de retard, une limitation ou une interdiction du traitement, et une amende administrative. Elle peut rendre sa décision publique. L’organisme dispose de deux mois pour saisir le Conseil d’État.

Le RGPD prévoit deux plafonds d’amende, le montant le plus élevé étant retenu : 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial pour les obligations de l’entreprise, comme la sécurité, le registre, l’analyse d’impact ou le DPO ; 20 millions d’euros ou 4 % pour les principes, les droits des personnes, les transferts ou le non-respect d’une injonction. Pour les dossiers peu complexes, la procédure simplifiée limite l’amende à 20 000 euros lorsque le chiffre d’affaires est inférieur à 50 millions d’euros, et ces sanctions ne sont pas rendues publiques. Une personne qui subit un préjudice peut, en outre, en obtenir la réparation intégrale.

Le bilan 2025 de la CNIL éclaire les priorités : 83 sanctions, dont 67 en procédure simplifiée, et 143 mises en demeure. Les manquements les plus sanctionnés portent sur les cookies, la vidéosurveillance des salariés, la sécurité des données, les demandes d’accès, d’effacement ou d’opposition restées sans suite, la prospection et le défaut de réponse à la CNIL elle-même.

Trois gestes réduisent l’exposition : répondre à chaque demande de droit d’accès ou d’effacement dans le délai, sécuriser les comptes, et répondre sans attendre aux courriers de la CNIL. Cette fiche est une information générale, à compléter par l’avis d’un conseil.

Exemple

Une boutique en ligne de 30 salariés réalise 6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un client, resté sans réponse trois mois après une demande d’effacement, saisit la CNIL. Le dossier, peu complexe, suit la procédure simplifiée : la boutique reçoit une amende de 5 000 euros et une injonction de traiter la demande sous astreinte. Elle crée une adresse dédiée aux demandes, désigne une responsable et ramène son délai de réponse à 10 jours en moyenne.

Barre de répartition des 83 sanctions prononcées par la CNIL en 2025. 67 en procédure simplifiée, pour des dossiers peu complexes, non rendus publics, avec une amende limitée à 20 000 euros sous 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. 16 autres sanctions, dont la décision peut être rendue publique par la formation restreinte, avec un plafond pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial.
La plupart des sanctions suivent la procédure simplifiée. Source : CNIL.

Questions fréquentes

Combien peut coûter une sanction CNIL ?

Le RGPD fixe des plafonds de 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, et de 20 millions d’euros ou 4 % pour les manquements les plus graves, le montant le plus élevé étant retenu. En procédure simplifiée, l’amende est limitée à 20 000 euros pour un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros.

La CNIL sanctionne-t-elle les petites entreprises ?

Le RGPD s’applique quelle que soit la taille. En 2025, 67 des 83 sanctions prononcées l’ont été en procédure simplifiée, réservée aux dossiers peu complexes ou de faible gravité.

Une sanction CNIL est-elle rendue publique ?

La formation restreinte peut rendre sa décision publique et ordonner sa publication aux frais de l’organisme. Les sanctions prononcées en procédure simplifiée ne sont pas rendues publiques.

Peut-on contester une sanction CNIL ?

Oui. L’organisme sanctionné dispose de deux mois pour saisir le Conseil d’État.

Poser la question dans

Sources
  1. Les pouvoirs de la formation restreinte, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  2. Sanctions : quelles sanctions peuvent être prononcées par la CNIL ?, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  3. La procédure de sanction simplifiée, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  4. Les procédures de sanction, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  5. Sanctions et mesures correctrices : la CNIL présente le bilan 2025, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  6. Guide du sous-traitant, édition septembre 2017, CNIL — consulté le 16 octobre 2026

Auteur

Clément Marchal, fondateur du Cabinet Flourens
Fondateur du Cabinet FlourensClément Marchal

Clément Marchal a fondé le Cabinet Flourens. Depuis 2017, dont cinq ans à faire tourner des équipes, notamment dans un environnement régulé par l'AMF, il voit la même chose : l'IA entre dans l'entreprise par les salariés, pas par la direction. Personne ne sait qui l'utilise, sur quelles données, ni ce qu'elle rapporte. Avec Ardoise, le Cabinet Flourens met cet usage en ordre en six semaines : la carte des usages, des règles acceptées, deux automatisations ou agents IA sur vos outils et le dossier qui prouve ce que l'entreprise a fait.

L'histoire du cabinet

Mode d'Emploi, la lettre

Une méthode par semaine pour reprendre la main sur votre organisation. Désinscription en un clic.

En vous inscrivant, vous recevez Mode d'Emploi chaque mercredi. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Nous pourrons aussi vous écrire personnellement au sujet de nos accompagnements ; vous pouvez vous y opposer en un clic. Désinscription en un clic. Votre adresse n'est jamais cédée.

Le Cabinet Flourens (Clément Marchal, entrepreneur individuel) utilise ces informations pour vous envoyer la lettre que vous demandez, sur la base de votre consentement, confirmé par e-mail. Conservation : jusqu'à votre désinscription, puis 3 ans pour la preuve de votre accord. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Vous pouvez y accéder, les faire corriger ou effacer, et vous opposer à leur usage en écrivant à dpo@cabinetflourens.com. En savoir plus.

Contenu lié

  • Protection des données

    AIPD (analyse d’impact relative à la protection des données)

    L’AIPD, ou analyse d’impact relative à la protection des données, est une étude menée avant tout traitement susceptible d’engendrer un risque élevé pour les personnes. Elle décrit le traitement, vérifie sa nécessité et sa proportionnalité, évalue les risques et fixe les mesures pour les réduire.

    · 2 min de lecture

  • Protection des données

    Anonymisation

    L’anonymisation est un traitement qui rend impossible en pratique, et de façon irréversible, l’identification d’une personne à partir d’un jeu de données. Selon la CNIL, des données réellement anonymisées ne relèvent plus de la législation sur la protection des données personnelles.

    · 2 min de lecture

  • Protection des données

    Base légale

    La base légale est le fondement juridique qui autorise un traitement de données personnelles. Le RGPD en prévoit six : consentement, contrat, obligation légale, sauvegarde des intérêts vitaux, mission d’intérêt public et intérêt légitime. Elle se choisit avant de lancer le traitement, une seule par finalité.

    · 2 min de lecture