Cabinet Flourens
Protection des données

Cookies et traceurs

Les cookies et traceurs sont des fichiers ou identifiants lus ou déposés sur le terminal d’un internaute pendant sa navigation. Sauf exceptions, comme certaines mesures d’audience, la CNIL exige son consentement préalable, et refuser les traceurs doit être aussi simple que les accepter.

Sommaire
  1. Cookies et traceurs : les enjeux pour la PME
  2. Exemple

Cookies et traceurs : les enjeux pour la PME

Tout site d’entreprise est concerné dès qu’il utilise un outil de mesure, un pixel publicitaire, un module de réseau social ou une vidéo intégrée. La CNIL demande de recueillir le consentement des internautes avant toute opération d’écriture ou de lecture de cookies et autres traceurs. Ses lignes directrices, adoptées le 4 juillet 2019 et modifiées le 17 septembre 2020, sont accompagnées d’une recommandation adoptée le même jour ; la CNIL avait fixé la fin mars 2021 comme limite pour s’y conformer.

Le principe le plus visible est la symétrie : refuser doit être aussi aisé qu’accepter. La CNIL recommande donc un bouton « tout refuser » au même niveau que « tout accepter », et suggère de conserver le refus pendant une certaine période pour ne pas redemander à chaque visite. Le consentement ainsi recueilli s’inscrit dans le cadre plus large du RGPD.

Certains traceurs de mesure d’audience sont exemptés de consentement. Selon la CNIL, ils doivent servir à la seule mesure de l’audience du site, pour le compte exclusif de l’éditeur, produire des statistiques anonymes, ne pas être recoupés avec d’autres traitements ni transmis à des tiers, et ne pas suivre l’internaute d’un site à l’autre. La CNIL recommande en outre une durée de vie d’environ 13 mois pour ces traceurs, sans prolongation automatique, et une conservation des informations collectées de 25 mois au plus. Elle recommande aussi d’en informer l’internaute, par exemple dans la politique de confidentialité.

Notre méthode en trois étapes : inventorier tous les traceurs réellement présents sur le site, classer chacun entre exempté et soumis à consentement, puis tester le bandeau comme un visiteur pressé, en vérifiant que rien n’est déposé avant son choix. Les mentions d’information complètent le dispositif. Cette fiche est une information générale, à compléter par l’avis d’un conseil.

Exemple

Une PME de services B2B de 30 personnes audite son site vitrine. Elle y trouve 9 traceurs : 2 techniques, 1 outil de mesure d’audience, 4 traceurs publicitaires et 2 modules de vidéo. Le bandeau ne proposait qu’un bouton « Accepter ». Elle ajoute « Tout refuser » au même niveau, bloque les 6 traceurs publicitaires et vidéo tant que le visiteur n’a pas choisi, et paramètre la mesure d’audience pour qu’elle remplisse les conditions d’exemption.

Quatre cartes. Avant tout dépôt, consentir : rien n’est déposé avant le choix du visiteur. Symétrie, refuser : un bouton « Tout refuser » au même niveau que « Tout accepter ». Mesure d’audience, exemptée : si elle produit des statistiques anonymes, sans recoupement ni suivi. Durées recommandées : environ 13 mois de vie pour le traceur exempté, données gardées 25 mois au plus.
Refuser doit être aussi simple qu’accepter. Source : CNIL.

Questions fréquentes

Un bandeau cookies est-il obligatoire ?

Il l’est dès que le site utilise des traceurs soumis à consentement, comme des traceurs publicitaires. Un site qui n’utilise que des traceurs exemptés n’a pas à recueillir de consentement ; la CNIL recommande toutefois d’informer les visiteurs.

Peut-on proposer seulement un bouton « Accepter » ?

Non. Selon la CNIL, refuser doit être aussi simple qu’accepter, ce qui suppose en pratique un bouton « Tout refuser » au même niveau.

La mesure d’audience nécessite-t-elle le consentement ?

Pas toujours. Elle en est exemptée si elle se limite à la mesure de l’audience pour le compte de l’éditeur, produit des statistiques anonymes et ne sert ni au recoupement ni au suivi sur d’autres sites.

Combien de temps un cookie de mesure d’audience peut-il durer ?

La CNIL recommande une durée de vie d’environ 13 mois, sans prolongation automatique à chaque visite, et une conservation des données collectées de 25 mois au plus.

Poser la question dans

Sources
  1. Cookies et autres traceurs : la CNIL publie des lignes directrices modificatives et sa recommandation, CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  2. Cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience, CNIL — consulté le 16 octobre 2026

Auteur

Clément Marchal, fondateur du Cabinet Flourens
Fondateur du Cabinet FlourensClément Marchal

Clément Marchal a fondé le Cabinet Flourens. Depuis 2017, dont cinq ans à faire tourner des équipes, notamment dans un environnement régulé par l'AMF, il voit la même chose : l'IA entre dans l'entreprise par les salariés, pas par la direction. Personne ne sait qui l'utilise, sur quelles données, ni ce qu'elle rapporte. Avec Ardoise, le Cabinet Flourens met cet usage en ordre en six semaines : la carte des usages, des règles acceptées, deux automatisations ou agents IA sur vos outils et le dossier qui prouve ce que l'entreprise a fait.

L'histoire du cabinet

Mode d'Emploi, la lettre

Une méthode par semaine pour reprendre la main sur votre organisation. Désinscription en un clic.

En vous inscrivant, vous recevez Mode d'Emploi chaque mercredi. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Nous pourrons aussi vous écrire personnellement au sujet de nos accompagnements ; vous pouvez vous y opposer en un clic. Désinscription en un clic. Votre adresse n'est jamais cédée.

Le Cabinet Flourens (Clément Marchal, entrepreneur individuel) utilise ces informations pour vous envoyer la lettre que vous demandez, sur la base de votre consentement, confirmé par e-mail. Conservation : jusqu'à votre désinscription, puis 3 ans pour la preuve de votre accord. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Vous pouvez y accéder, les faire corriger ou effacer, et vous opposer à leur usage en écrivant à dpo@cabinetflourens.com. En savoir plus.

Contenu lié

  • Protection des données

    AIPD (analyse d’impact relative à la protection des données)

    L’AIPD, ou analyse d’impact relative à la protection des données, est une étude menée avant tout traitement susceptible d’engendrer un risque élevé pour les personnes. Elle décrit le traitement, vérifie sa nécessité et sa proportionnalité, évalue les risques et fixe les mesures pour les réduire.

    · 2 min de lecture

  • Protection des données

    Anonymisation

    L’anonymisation est un traitement qui rend impossible en pratique, et de façon irréversible, l’identification d’une personne à partir d’un jeu de données. Selon la CNIL, des données réellement anonymisées ne relèvent plus de la législation sur la protection des données personnelles.

    · 2 min de lecture

  • Protection des données

    Base légale

    La base légale est le fondement juridique qui autorise un traitement de données personnelles. Le RGPD en prévoit six : consentement, contrat, obligation légale, sauvegarde des intérêts vitaux, mission d’intérêt public et intérêt légitime. Elle se choisit avant de lancer le traitement, une seule par finalité.

    · 2 min de lecture