Cabinet Flourens
Intelligence artificielle

Prompt engineering

Le prompt engineering est, selon la documentation d’OpenAI, le processus de rédaction d’instructions efficaces pour qu’un modèle produise de façon constante des résultats conformes aux attentes. Il repose sur des techniques éprouvées et sur des tests répétés à partir de cas réels.

Sommaire
  1. Prompt engineering : les enjeux pour la PME
  2. Exemple

Prompt engineering : les enjeux pour la PME

Un prompt isolé suffit pour une demande ponctuelle. Dès qu’une tâche revient chaque jour, trier des courriels, rédiger des réponses types, extraire des données de factures, le résultat doit être fiable à chaque fois. C’est le rôle du prompt engineering. La documentation d’Anthropic pose trois prérequis : des critères de réussite clairement définis, un moyen de tester le résultat par rapport à ces critères, et une première version du prompt à améliorer.

Les éditeurs décrivent des techniques convergentes. Anthropic cite la clarté des consignes, les exemples, le découpage du prompt en sections balisées, l’attribution d’un rôle au modèle, le temps de réflexion laissé au modèle et l’enchaînement de prompts successifs. OpenAI recommande d’inclure quelques exemples d’entrées et de sorties, de construire des jeux de tests pour mesurer le comportement du prompt et, en production, de figer une version précise du modèle pour garder un comportement stable.

Tout ne se règle pas par le prompt. Anthropic note que la latence et le coût s’améliorent parfois plus facilement en changeant de LLM. Notre méthode tient en trois étapes : réunir un jeu de cas réels avec la réponse attendue, mesurer le taux de bonnes réponses du prompt, puis le modifier une chose à la fois en mesurant chaque version. C’est une compétence d’intelligence artificielle accessible à des profils métier, pas réservée aux développeurs.

Notre bibliothèque de prompts encadrés montre ces techniques appliquées à des tâches d’entreprise.

Exemple

Un courtier en assurances de 150 personnes veut classer automatiquement ses courriels entrants en 6 catégories. L’équipe constitue un jeu de 200 courriels déjà classés. La première version du prompt en classe correctement 156, soit 78 %. Après ajout de définitions précises pour chaque catégorie puis de 6 exemples, la troisième version atteint 188 bonnes réponses, soit 94 %. Les cas restants partent en tri manuel.

Tableau avant et après, de la version 1 à la version 3 du prompt. Courriels bien classés sur un jeu de 200 : 156 puis 188, soit 32 de plus. Taux de bonnes réponses : 78 % puis 94 %, soit 16 points de plus.
Définitions puis exemples ajoutés, chaque version mesurée. Exemple.

Questions fréquentes

Faut-il un spécialiste pour faire du prompt engineering ?

Pas forcément. Une personne qui connaît bien la tâche et accepte de tester méthodiquement obtient souvent de meilleurs résultats qu’un technicien éloigné du métier.

Le prompt engineering suffit-il à fiabiliser un usage de l’IA ?

Non. Anthropic rappelle que certains problèmes, comme la latence ou le coût, se règlent mieux en changeant de modèle. Une validation humaine reste nécessaire sur les sorties qui engagent l’entreprise.

Un prompt qui fonctionne aujourd’hui fonctionnera-t-il demain ?

Pas toujours, car les modèles évoluent. OpenAI conseille de figer une version précise du modèle en production et de garder un jeu de tests pour vérifier le prompt à chaque changement.

Quelle différence entre prompt et prompt engineering ?

Le prompt est l’instruction elle-même. Le prompt engineering est la démarche de conception, de test et d’amélioration de ces instructions.

Poser la question dans

Sources
  1. Prompt engineering, OpenAI (documentation API) — consulté le 16 octobre 2026
  2. Prompt engineering overview, Anthropic (Claude Docs) — consulté le 16 octobre 2026

Auteur

Clément Marchal, fondateur du Cabinet Flourens
Fondateur du Cabinet FlourensClément Marchal

Clément Marchal a fondé le Cabinet Flourens. Depuis 2017, dont cinq ans à faire tourner des équipes, notamment dans un environnement régulé par l'AMF, il voit la même chose : l'IA entre dans l'entreprise par les salariés, pas par la direction. Personne ne sait qui l'utilise, sur quelles données, ni ce qu'elle rapporte. Avec Ardoise, le Cabinet Flourens met cet usage en ordre en six semaines : la carte des usages, des règles acceptées, deux automatisations ou agents IA sur vos outils et le dossier qui prouve ce que l'entreprise a fait.

L'histoire du cabinet

Mode d'Emploi, la lettre

Une méthode par semaine pour reprendre la main sur votre organisation. Désinscription en un clic.

En vous inscrivant, vous recevez Mode d'Emploi chaque mercredi. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Nous pourrons aussi vous écrire personnellement au sujet de nos accompagnements ; vous pouvez vous y opposer en un clic. Désinscription en un clic. Votre adresse n'est jamais cédée.

Le Cabinet Flourens (Clément Marchal, entrepreneur individuel) utilise ces informations pour vous envoyer la lettre que vous demandez, sur la base de votre consentement, confirmé par e-mail. Conservation : jusqu'à votre désinscription, puis 3 ans pour la preuve de votre accord. Nous comptons les clics sur ses liens, pas les ouvertures. Vous pouvez y accéder, les faire corriger ou effacer, et vous opposer à leur usage en écrivant à dpo@cabinetflourens.com. En savoir plus.

Contenu lié

  • Intelligence artificielle

    Agent IA

    Un agent IA est un logiciel, le plus souvent bâti sur un modèle d’IA générative, capable d’agir sur un environnement défini : lire, modifier ou supprimer des données, exécuter des actions, avec un niveau d’autonomie variable. Il ne se contente pas de répondre, il agit.

    · 2 min de lecture

  • Intelligence artificielle

    AI Act (règlement européen sur l’IA)

    L’AI Act, ou règlement (UE) 2024/1689, encadre les systèmes d’IA mis sur le marché ou utilisés dans l’Union selon leur niveau de risque. Entré en vigueur le 1er août 2024, il s’applique par étapes jusqu’en 2028, selon un calendrier modifié par le règlement omnibus de juillet 2026.

    · 2 min de lecture

  • Intelligence artificielle

    Base de données vectorielle

    Une base de données vectorielle stocke des embeddings, c’est-à-dire des représentations numériques du sens de textes ou d’images, et retrouve rapidement ceux qui sont les plus proches d’une question. Elle sert de mémoire documentaire aux assistants de type RAG, sans remplacer les bases de données classiques de l’entreprise.

    · 1 min de lecture