Cabinet Flourens
Intelligence artificielle

Intelligence artificielle

L’intelligence artificielle désigne les systèmes informatiques qui, à partir des données qu’ils reçoivent, produisent des prédictions, des contenus, des recommandations ou des décisions. Le règlement européen sur l’IA en donne une définition légale, qui admet des niveaux d’autonomie variables selon les systèmes.

Sommaire
  1. Intelligence artificielle : les enjeux pour la PME
  2. Exemple

Intelligence artificielle : les enjeux pour la PME

L’article 3 du règlement européen sur l’IA, cité par la CNIL, définit un système d’IA comme un système automatisé conçu pour fonctionner à différents niveaux d’autonomie, qui peut s’adapter après son déploiement et qui déduit des données reçues comment produire ses résultats. Cette définition reprend presque mot pour mot celle que l’OCDE a révisée en 2023. Le terme recouvre des familles distinctes : le machine learning, qui apprend à partir d’historiques, et l’IA générative, qui rédige du texte ou crée des images, le plus souvent grâce à un grand modèle de langage.

L’usage progresse vite. Selon l’Insee, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d’IA en 2025, contre 10 % en 2024. Le taux atteint 15 % entre 10 et 49 salariés et 31 % entre 50 et 249 salariés. Le baromètre France Num 2026, mené auprès de plus de 9 000 TPE et PME, mesure de son côté 40 % d’entreprises utilisatrices, et 53 % parmi les PME. Les deux enquêtes n’ont pas le même périmètre, mais la tendance est la même.

Le cadre juridique se précise. Dès que des données personnelles passent dans un outil d’IA, le RGPD s’applique. Le règlement omnibus, entré en vigueur le 27 juillet 2026, a modifié le calendrier de l’AI Act : les règles applicables aux systèmes à haut risque autonomes s’appliquent à partir du 2 décembre 2027, celles des systèmes intégrés à des produits à partir du 2 août 2028. Cette fiche est une information générale, à compléter par l’avis d’un conseil.

Pour démarrer sans se disperser, nous recommandons trois étapes. D’abord, recenser les usages réels, y compris les comptes personnels utilisés par les équipes. Ensuite, classer chaque usage selon les données qu’il manipule : publiques, internes, personnelles ou sensibles. Enfin, fixer des règles simples et choisir un ou deux cas d’usage à fort volume, avant d’envisager des agents IA plus autonomes. Notre revue gratuite des usages IA suit cette logique.

Exemple

Une PME de négoce de matériel électrique de 60 personnes recense ses usages de l’IA. Elle en trouve 9, dont 5 passent par des comptes gratuits personnels et 2 impliquent des données clients. Elle retire ces 2 usages des outils grand public, ouvre un abonnement professionnel pour 12 collaborateurs et adopte une règle d’une page. Trois mois plus tard, 7 usages sont encadrés et aucun ne fait plus transiter de données clients hors des outils validés.

Comparaison entre automatisation et système d’IA. Ce qui entre : une condition prévue à l’avance, contre les données reçues par le système. Ce qui se passe : la règle s’applique (si telle condition, alors telle action), contre un système qui déduit lui-même comment produire son résultat. Ce qui sort : l’action prévue par la règle, contre une prédiction, un contenu, une recommandation ou une décision. Comportement : plus rigide et plus prévisible, contre plus souple et moins prévisible.
L’automatisation applique des règles, l’IA déduit des données. Repère d’ordre général.

Questions fréquentes

Quelle est la définition légale de l’intelligence artificielle ?

Le règlement européen sur l’IA (article 3) définit le système d’IA comme un système automatisé, plus ou moins autonome, qui déduit des données reçues comment produire des prédictions, des contenus, des recommandations ou des décisions. L’OCDE retient une définition très proche depuis 2023.

Combien d’entreprises françaises utilisent l’IA ?

Selon l’Insee, 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent utiliser au moins une technologie d’IA en 2025. Le baromètre France Num 2026 mesure 40 % d’utilisatrices parmi les TPE et PME, sur un périmètre différent.

Une PME est-elle concernée par l’AI Act ?

Oui, dès qu’elle utilise un système d’IA dans son activité, avec des obligations qui varient selon le niveau de risque. Depuis le règlement omnibus, les fournisseurs et les utilisateurs professionnels doivent prendre des mesures pour développer la maîtrise de l’IA de leurs équipes, sans obligation de garantir un niveau précis.

Par où commencer avec l’IA dans une PME ?

Par un inventaire des usages existants, puis un classement selon les données manipulées. Un ou deux cas d’usage bien choisis valent mieux qu’un déploiement général sans règles.

Poser la question dans

Sources
  1. Système d’IA (définition), CNIL — consulté le 16 octobre 2026
  2. What is AI? Can you make a clear distinction between AI and non-AI systems?, OCDE (OECD.AI) — consulté le 16 octobre 2026
  3. Explanatory memorandum on the updated OECD definition of an AI system, OCDE — consulté le 16 octobre 2026
  4. Les technologies de l’information et de la communication dans les entreprises en 2025 (Insee Première n° 2120), Insee — consulté le 16 octobre 2026
  5. Baromètre France Num 2026 : quatre TPE PME sur dix utilisent désormais l’intelligence artificielle, Ministère de l’Économie (DGE) — consulté le 16 octobre 2026
  6. AI Omnibus enters into force, Commission européenne — consulté le 16 octobre 2026
  7. Artificial Intelligence: Council gives final green light to simplify and streamline rules, Conseil de l’Union européenne — consulté le 16 octobre 2026
  8. Digital Omnibus on AI (texte consolidé, article 4), AI Act Explorer (artificialintelligenceact.eu) — consulté le 16 octobre 2026

Auteur

Clément Marchal, fondateur du Cabinet Flourens
Fondateur du Cabinet FlourensClément Marchal

Clément Marchal a fondé le Cabinet Flourens. Depuis 2017, dont cinq ans à faire tourner des équipes, notamment dans un environnement régulé par l'AMF, il voit la même chose : l'IA entre dans l'entreprise par les salariés, pas par la direction. Personne ne sait qui l'utilise, sur quelles données, ni ce qu'elle rapporte. Avec Ardoise, le Cabinet Flourens met cet usage en ordre en six semaines : la carte des usages, des règles acceptées, deux automatisations ou agents IA sur vos outils et le dossier qui prouve ce que l'entreprise a fait.

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