Cabinet Flourens
Intelligence artificielle

Hallucination (IA)

Une hallucination est une réponse d’IA fausse ou inventée, présentée avec la même assurance qu’une réponse juste : chiffre erroné, source inexistante, citation déformée. Elle peut toucher tous les modèles génératifs ; les bonnes pratiques la réduisent sans l’éliminer, d’où la vérification humaine des sorties importantes.

Sommaire
  1. Hallucination (IA) : les enjeux pour la PME
  2. Exemple

Hallucination (IA) : les enjeux pour la PME

L’ANSSI définit l’hallucination comme le « phénomène dans lequel un modèle génère du contenu erroné qui n’est pas basé sur des données réelles ». La documentation de Claude reconnaît que même les modèles les plus avancés peuvent produire des textes factuellement faux ou incohérents avec le contexte fourni. Le risque tient moins à l’erreur qu’à sa forme : la réponse fausse est aussi fluide et assurée que la réponse juste.

Pour une PME, les zones sensibles sont connues : chiffres, références juridiques, dates, noms, citations. Un courrier qui cite un texte inexistant ou une offre qui reprend une caractéristique produit erronée engage l’entreprise. La recommandation R9 de l’ANSSI proscrit l’usage automatisé de systèmes d’IA pour des actions critiques sur le système d’information, et le guide demande un contrôle humain pour les décisions à fort impact métier.

Plusieurs pratiques réduisent le risque, selon la documentation de Claude : autoriser le modèle à dire qu’il ne sait pas, lui demander de citer une source pour chaque affirmation, le limiter aux documents fournis. Le RAG va dans ce sens. La même documentation précise que ces techniques ne suppriment pas totalement les hallucinations et invite à toujours valider les informations critiques.

Notre grille de relecture tient en trois questions : quels chiffres, noms et références la réponse contient-elle ? Chacun est-il vérifiable dans une source que nous détenons ? Qui signe le document final ? Cette règle a sa place dans la charte IA de l’entreprise et dans tout projet d’intelligence artificielle.

Exemple

Une PME fictive de formation professionnelle de 20 personnes fait rédiger par l’IA une note de veille de 4 pages citant 9 textes réglementaires. La relecture montre que 7 références sont exactes, qu’une est mal datée et qu’une n’existe pas. L’entreprise instaure une règle : toute référence est vérifiée à la source avant envoi, ce qui ajoute 20 minutes de relecture par note.

Quatre cartes. Pratique 1, le doute admis : autoriser le modèle à dire qu’il ne sait pas. Pratique 2, les sources : lui demander une source pour chaque affirmation. Pratique 3, le périmètre : le limiter aux documents fournis. Dans tous les cas, vérifier : chiffres, noms et références contrôlés à la source.
Ces pratiques réduisent le risque, la relecture reste nécessaire. Repère d’ordre général.

Questions fréquentes

Pourquoi l’IA invente-t-elle des réponses ?

Selon la documentation de Claude, un modèle de langage est d’abord entraîné à prédire la suite la plus probable d’un texte. Plausible ne veut pas dire exact.

Peut-on éviter complètement les hallucinations ?

Non. Les bonnes pratiques les réduisent nettement, mais la documentation de Claude précise qu’elles ne les éliminent pas : les informations critiques doivent toujours être vérifiées.

Comment repérer une hallucination ?

Vérifiez chiffres, noms et références dans une source fiable, demandez à l’IA de citer ses sources et posez la même question plusieurs fois : des réponses incohérentes entre elles sont un signal d’alerte.

Le RAG supprime-t-il les hallucinations ?

Il les réduit en ancrant les réponses dans vos documents, sans les supprimer. Il ajoute un risque propre : un document périmé produit une réponse périmée.

Poser la question dans

Sources
  1. Recommandations de sécurité pour un système d’IA générative (ANSSI-PA-102, v1.0, 29/04/2024), ANSSI — consulté le 16 octobre 2026
  2. Reduce hallucinations, Anthropic (documentation Claude) — consulté le 16 octobre 2026
  3. Glossary, Anthropic (documentation Claude) — consulté le 16 octobre 2026

Auteur

Clément Marchal, fondateur du Cabinet Flourens
Fondateur du Cabinet FlourensClément Marchal

Clément Marchal a fondé le Cabinet Flourens. Depuis 2017, dont cinq ans à faire tourner des équipes, notamment dans un environnement régulé par l'AMF, il voit la même chose : l'IA entre dans l'entreprise par les salariés, pas par la direction. Personne ne sait qui l'utilise, sur quelles données, ni ce qu'elle rapporte. Avec Ardoise, le Cabinet Flourens met cet usage en ordre en six semaines : la carte des usages, des règles acceptées, deux automatisations ou agents IA sur vos outils et le dossier qui prouve ce que l'entreprise a fait.

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